Rassemblement le 26 septembre

Le samedi 26 septembre prochain, des rassemblements divers et variés un peu partout en France sont prévus en soutien aux réfugiés, syriens mais pas seulement.

L’instrumentalisation des réfugiés syriens laisse perplexe. Aussi, nous relayons ce tract pour un rassemblement à Paris.

TRACT 26 sep_RECTOTRACT 26 sept_VERSOA Angers, un rassemblement est organisé dans le cadre d’Alternatiloire. RDV Quai Ligny et Place Molière, ce samedi, à Angers

Cachez cette justice….

Communiqué de presse – 21 septembre 2015
Action collective

Par un arrêt du 9 septembre 2015 la Cour de cassation a validé l’installation d’une salle d’audience attenante au centre de rétention administrative (CRA) du Mesnil-Amelot, à proximité immédiate de l’aéroport de Roissy-Charles de Gaulle, où sont exclusivement jugées les demandes du préfet de prolonger la rétention des étranger·e·s en attente d’expulsion.

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Pour la Haute juridiction siégeant sereinement au cœur de la Cité, les étranger·e·s ne méritent donc pas mieux qu’une introuvable annexe du tribunal de Meaux, le tarmac, le hurlement des réacteurs et les odeurs de kérosène.

Qu’importe que cette justice des expédients se soustraie au regard des amis, de la famille, du public, des médias en se rendant inaccessible : mieux vaut ne pas trop donner à voir le défilé navrant de ceux dont l’enfermement prélude à l’arrachement à leur vie d’ici.

Pierre angulaire du procès équitable, la publicité de l’audience, réelle et pas seulement théorique, cède ainsi face à l’indigne calcul d’économies qui conduit ces femmes et ces hommes, éphémères et fragiles sujets de droit, à comparaître loin de tous mais à quelques minutes de la passerelle de l’avion qui leur est promis.

L’impartialité apparente de la juridiction passe elle aussi par pertes et profits, dans ce dispositif judiciaire, où la main du préfet et celle de son administration sont partout visibles.

Quant à la confiance dans la justice que procure la comparution devant une juridiction parée de tous ses attributs, elle devra se satisfaire du huis clos où se croisent des escortes policières et les quelques avocats qui veulent bien – ou peuvent encore – se transporter aux côtés de ces justiciables d’un jour.

Une justice rendue à l’écart pour des étranger·e·s mis à l’écart : voilà qui confirme les craintes qu’exprimait le commissaire aux droits de l’homme du conseil de l’Europe lorsqu’il écrivait à la ministre de la justice, en 2013 : « ces audiences tenues dans des conditions exorbitantes du droit commun risquent d’accréditer l’idée que les étrangers ne sont pas des justiciables ordinaires ».

Sont-ils seulement regardés, aujourd’hui, comme des femmes et des hommes ordinaires ?

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Signataires :
Avocats pour la défense des droits des étrangers (ADDE)
Groupe d’information et de soutien des immigré⋅e⋅s (Gisti)
La Cimade
Ligue des droits de l’Homme (LDH)
Syndicat des avocats de France (SAF)
Syndicat de la magistrature

Contacts presse :
La Cimade – Rafael Flichman : 01 44 18 72 62 – 06 42 15 77 14 – rafael.flichman@lacimade.org
Syndicat de la magistrature – Patrick Henriot : 06 98 87 74 78

Au gré du vent….

Comme nous vous l’annoncions, désormais les collectivités locales, les mêmes qui pendant des années ont réitéré les mêmes arguments pour légitimer l’évacuation des réquisitions, sont désormais favorables à l’accueil de réfugiés (article Ouest France).

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http://www.ouest-france.fr/angers-refugies-lagglo-prete-accueillir-une-vingtaine-de-familles-3697366

Dans un tel contexte, on ne peut qu’être optimiste sur la manière dont la demande réouverture de la Petite Pignonnière sera étudiée.

Cela fait chaud au coeur !

Ce week-end, accrochez votre coeur…

Nous relayons un appel de nos amis du Cercle

https://lecercle49.wordpress.com/2015/09/10/ce-week-end-accrochez-votre-coeur/

Appel à toutes les bonnes volontés !

Venez aider et participer à une déambulation qui aura lieu ce week-end pendant le festival des Accroche-coeurs ( départ à 15 heures Place Romain, samedi 12 ainsi que dimanche 13 ) afin de sensibiliser les Angevins à la situation de détresse des migrants et faire signer une pétition réclamant la réouverture du lieu d’accueil de la Petite Pignonnière ( cette pétition a déjà recueilli plus de 300 signatures au rassemblement du Ralliement mercredi dernier).

On vous attend nombreux. Affichages, prises de parole,  saynète et musique live pour accrocher les cœurs

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Les convictions politiques au gré du vent…

Ainsi, les convictions des représentants politiques vont et viennent avec le vent médiatique. Les collectivités territoriales, durant des années, ont justifié leur non engagement vis-à-vis des réfugiés potentiels dans la mesure où ils relevaient d’une compétence de l’Etat. Aujourd’hui, ce sont elles qui jouent des coudes pour savoir laquelle accueillera des réfugiés et surtout combien.

L’Agglomération Angers Loire Métropole n’échappe pas à l’engouement médiatique. Après avoir demandé l’expulsion de sa propriété et obtenu la concrétisation de la dite expulsion, ( https://cssp49.wordpress.com/2015/08/20/angers-accueille-les-touristes-mais-expulse-les-migrants/ ) voilà les élus communautaires qui envisagent et réclament à cors et à cris l’arrivée de familles migrantes, comme celles qu’on voit à la télé mais qu’on ne voyait pas avant.

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Ainsi, tous les réfugiés n’ont pas la même valeur. Il faut trier entre ceux qui sont désirables, ceux qui valent la peine, et ceux dont on ne veut pas. La guerre n’est pas la guerre partout pareille. Si « votre » conflit n’est pas médiatisé, les réfugiés sont des indésirables, ils n’ont pas la même valeur. Par contre, aujourd’hui, il fait bon ton d’être pro-réfugiés. Incroyable la force de l’émotion médiatique. Toutes ces personnes, entre autres les élus de gauche comme de droite, qui découvrent le concept de dignité humaine, non, vraiment, ça fait chaud au cœur.

Aussi, demandons-nous aux instances locales, Agglomération mais aussi Préfecture, de prendre leurs responsabilités et d’envisager la réouverture de la Petite Pignonnière afin d’y proposer un accueil, pour que les uns et les autres puissent poser leurs affaires, prendre une douche… Des droits élémentaires qui sont aujourd’hui bafoués tant pour des migrants que pour des personnes françaises vivant à la rue.