Pour la (ré)ouverture de la Petite Pignonnière

La Petite Pignonnière, rappelez-vous ! Une belle maison abandonnée par son propriétaire, à savoir l’Agglomération Angers Loire Métropole.

Durant plusieurs mois, environ 15 personnes avaient élu domicile dans cette demeure, dans l’attente de nouveaux rendez-vous administratifs et d’éventuelles avancées quant à leur situation. Faisant suite à une décision de justice, le 20 août dernier, l’expulsion des habitants s’est concrétisée et une vingtaine de personnes ont dû quitter ces lieux, qui étaient devenus les leurs, pour se réfugier dans les squares, les halls d’immeuble, les préaux, ou autres interstices de la vie urbaine.

En lien, le communiqué diffusé le soir de l’expulsion.

https://cssp49.wordpress.com/2015/08/20/angers-accueille-les-touristes-mais-expulse-les-migrants/

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REPRIS PAR AUTORITÉ DE JUSTICE

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UNE MAISON VIDÉE DE SES HABITANTS

Après plusieurs, jours, nous ne pouvons constater que les incidences négatives dans la mesure où ces personnes ont dû trouvé refuge là où elles le pouvaient. Parallèlement, la maison est entièrement close alors qu’aucun projet n’est à venir la concernant.

Aujourd’hui, le contexte médiatique ambiant laisse entrevoir une timide prise de conscience de la situation internationale. Mais il faudra sans doute plus qu’une photographie pour que tout ce qui se passe en matière d’immigration et de droit d’asile puisse se transformer profondément.

Dans ce contexte, la réouverture de la Petite Pignonnière doit être exigée afin de pouvoir mettre des personnes à l’abri, qu’elles soient syriennes, irakiennes ou somaliennes. Les pays concernés par la guerre sont bien trop nombreux et de nombreuses populations vivent dans la terreur permanente, et dans un extrême dénuement.

Tout est une question de vision du monde. A chacun la sienne.

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Rassemblement en soutien aux Réfugiés

La Ligue des Droits de l’Homme appelle à une rassemblement, à Angers,

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A tous et toutes les citoyens et citoyennes attaché(e)s aux valeurs fondamentales de la solidarité, de l’humanisme et à la défense inconditionnelle des droits fondamentaux de la personne humaine.

Nous ne pouvons rester passif devant la tragédie qui se déroule aux frontières et dans les pays de l’Union Européenne.

Notre silence vaudrait complicité, notre inaction laisserait le champ libre aux discours haineux des replis nationalistes et xénophobes.

Pour que s’exprime massivement la solidarité qu’appelle cette crise, nous appelons à un rassemblement mercredi 9 septembre à 18h00 place du Ralliement.

Il est soumis à la signature du plus grand nombre, libre à chacun(e) de s’identifier avec le nom de l’organisation ou de l’association dans laquelle il appartient.

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Poussée migratoire :                                                                                                       La Bulgarie envoie des blindés à sa frontière avec la Macédoine

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25 août 2015

Après avoir fait clôturer sa frontière avec la Turquie, le ministère de la Défense de Bulgarie a décidé, mardi, d’employer les grands moyens face à l’afflux d’immigrants en provenance de Macédoine, il a envoyé des blindés aux quatre postes-frontières qui contrôle sa frontière avec la Macédoine, pour appuyer la police.

Vingt-cinq militaires avec des véhicules blindés ont été dépêchés aux quatre postes-frontières qui séparent la Bulgarie de la Macédoine, mais « leur nombre peut augmenter si la situation s’aggrave », explique-t-on au ministère de la Défense.

A cette occasion on apprend comment la Grèce qui en fait partie et se trouve être une porte d’entrée toute grande ouverte au Grand remplacement. La Bulgarie est pour le moment encore épargnée par la vague migratoire sans fin qui déferle sur l’Union, arrivant depuis la Grèce vers la Macédoine. « Nous estimons le risque (d’un tel afflux) relativement limité car la Bulgarie respecte les procédures d’enregistrement », déclare, le même jour, la ministre de l’Intérieur Roumiana Batchvarova à la télévision Nova, « ce qui n’est pas le cas en Grèce, en Macédoine et en Serbie ». Néanmoins la Bulgarie a accueilli depuis le début de l’année 15.000 immigrants clandestins, principalement syriens, arrivés par la Turquie. Les migrants arrêtés en Bulgarie sont placés pendant plusieurs mois dans des camps de réfugiés avant d’obtenir un statut leur permettant, dans le meilleur des cas, de voyager dans l’Union européenne, sans s’y installer.

« La Bulgarie garde bien ses frontières », aussi les clandestins préfèrent-ils passer par les îles grecques pour se diriger vers l’Europe occidentale via la Macédoine et la Serbie », a encore précisé Daniel Mitov, le ministre des AE  à la télévision BTV.

La Bulgarie a par ailleurs érigé sur sa frontière avec la Turquie une clôture de 30 km qu’elle envisage de prolonger, et maintient un millier de policiers pour empêcher les entrées clandestines. Ce qui prouve bien, si c’était nécessaire,  que lorsque les immigrés parviennent à franchir les frontières par flots continus en Union, c’est qu’il n’existe aucune volonté de les en empêcher.

http://www.medias-presse.info/poussee-migratoire-la-bulgarie-envoie-des-blindes-a-sa-frontiere-avec-la-macedoine/37531

Tours : Evacuation du campement !

Le campement qui rassemblait des migrant au Sanitas a été évacué lundi dernier, le 31 août.

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http://larotative.info/le-campement-de-migrants-du-1143.html

Vous retrouverez d’autres articles sur le site de La Rotative.

http://larotative.info/reactions-a-l-evacuation-par-les-1145.html

En attendant, un rendez-vous est donné le dimanche 6 septembre à 15 heures devant l’hôtel de ville de Tours avec banderoles, pancartes, etc.

Nouvelles de Calais

https://passeursdhospitalites.wordpress.com/2015/08/31/valls-a-calais-ou-lindigence-politique/

L’annonce du premier ministre pour sa visite à Calais : l’implantation de 120 tentes pour accueillir 1500 exilé-e-s, sur le site du bidonville créé en mars – avril dernier. Coût : 25 millions d’euros.

Les travaux de terrassement qui auraient dû être faits avant que la police ne rabatte les exilé-e-s vers ce terrain qui se transforme en marécage dès que la pluie se fait abondante seraient faits seulement cet hiver.

Des tentes seraient installées en plein hiver pour le tiers des exilé-e-s présent-e-s actuellement sur le site. Rien n’est dit à propos de ce que deviendront les autres.

À la frontière de deux États de 60 millions d’habitants parmi les plus riches de la planète naîtrait ainsi un infra-camp de réfugié-e-s, des tentes en nombre insuffisant, à côté d’une plate-forme de service elle-même insuffisante, le centre Jules Ferry.

Le tout pour un coût exorbitant.

On se souvient de la précédente venue de Manuel Valls en décembre 2013 (voir ici et ), au cours de laquelle il avait promis des diagnostics de la situation et des maisons des migrants, rien n’était venu, sauf des expulsions parmi les plus violentes que Calais ait connu six mois plus tard.

On songe à la venue de Bernard Cazeneuve, ministre de l’intérieur, en mai dernier, dont le résultat avait été que la durée des douches au centre Jules Ferry était passée de 4 à 6 minutes.

On se souvient de la décision annoncée en juin dernier par deux ministres au sortir d’un conseil des ministres, d’installer deux points d’eau, trente toilettes chimiques et une ligne de réverbères dans le bidonville, pour plus de 3000 personnes qui y habitaient alors.

Image d’un État indigent et sans perspectives.

Mais pendant qu’on parle de ça, l’attention est détournée des violences policières, des nouveaux grillages, du démantèlement du droit d’asile, des tentatives parfois réussies d’expulsion vers le Soudan, l’Afghanistan, l’Érythrée, des morts à la frontière, des mineurs à la rue, de l’impasse dans laquelle le gouvernement tente d’enterrer les exilé-e-s à Calais.

Philippe Wannesson